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D'où venons-nous ?

  Un vieux rêve ...


Si ce rêve est devenu accessible, nous pouvons en remercier de nombreux inventeurs. Le précurseur le plus reconnu est Otto Lilienthal (Allemagne), qui après des années d'étude du vol des oiseaux, effectue de 1891 à 1896 près de Potsdam environ 2000 vols avec des "planeurs à bretelles" de sa conception, construits avec son frère Gustav. Le principal problème est le contrôle du vol. Les machines s'agrandissent, les ailerons apparaissent, et dans les années 1920 naîtra en Allemagne le vol à voile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Le delta


En 1963, les cerfs-volants utilisés par le club de ski nautique de Grafton pour ses démonstrations sont instables. John Dickenson (Australie) teste la forme triangulaire ci-dessous, repérée dans une revue, remarque qu'elle est nettement plus stable et améliore le contrôle de façon décisive en adoptant le trapèze et la sellette. Il est le premier à regrouper tous ces éléments dans la même machine et est donc considéré comme le père du deltaplane aisément pilotable. Rod Fuller (Australie) réussit le premier vol tracté par bateau. John Revelle (Australie) dessine le harnais à partir d'un harnais de parachute, puis plus tard le harnais couché. L'engin se révèle bientôt capable de planer seul sans la traction du bateau.




 

 

 

 

 

 

 

 

     crédit © Mark Woodhams 1992



copyright © Rod Fuller 1965                                                    



Cette nouvelle forme de vol se fait connaître lors de tournées de promotion aux Etats-Unis et en Europe, en particulier grâce à
Bill Moyes et Bill Bennett (Australie). Sa simplicité et son accès facile la font démarrer à grande échelle dès 1972.

 

La Fédération Française de Vol Libre est créée en 1974 et structure la pratique du deltaplane. Aujourd'hui, les initiés appellent plutôt delta cet appareil testé et plus résistant qu'un avion de ligne, et cette discipline enseignée par des moniteurs diplômés.  

 

Dans les années 70, la forme triangulaire s'affine progressivement tandis que le pilote passe en position couché sur le ventre, cette "glisse sur l'air" se rapprochant ainsi au plus près des oiseaux. Au début des années 80, la voile inférieure plate s'étend vers l'arrière pour former avec la voile supérieure bombée un vrai profil d'aile et accroître encore les performances.




L'arrière de la voile est seulement tenu par sa tension, le pilote se déplace par rapport au trapèze pour déformer différemment les deux ailes et contrôler ainsi son vol sans mécanisme.

 

Le harnais équipé d'un parachute de secours permet de dégager les jambes au décollage et à l'atterrissage. Il évolue des pattelettes (bandes sous les genoux) au barreau (ci-dessus, barreau sous les pieds relié à l'accrochage), au cocon (ci-contre, support jusqu'aux pieds), puis à l'intégral (fermeture à glissière devant les jambes) et enfin à la redingote (ci-dessous, glissière complète devant) conçue par Theo Klafsky (Allemagne).

 


Les tubes sont en alliage d'aluminium et les tissus viennent des voiles de bateau. La surface adaptée au poids du pilote est d'environ 14 m² (21 m² en biplace), l'envergure de 10 m et le poids autour de 32 kg.
 Les vitesses varient de 30 à 120 km/h, la moyenne des meilleurs pilotes sur un parcours étant de l'ordre de 50 km/h. Le pilote détecte les ascendances grâce à un baromètre indiquant la montée par des "bip, bip". Dès que ça monte, il fait des cercles pour profiter de l'aubaine comme les rapaces, et souvent avec eux. De la hauteur gagnée, il plane jusqu'à l'ascendance suivante pour refaire le plein et continuer sa balade à l'énergie solaire directe.
 


A la fin des années 1990, les tubes et câbles supérieurs disparaissent, remplacés par des tubes internes en fibre de carbone, c'est la forme actuelle en haut de gamme. En décollant d'1 km de haut, un deltaplane des débuts planait 3 km (pente 33 %), tandis que les derniers deltas de compétition atteignent 15 km (pente 6,7 %). Le record est de 764 km en 11 h (Texas 2012, Dustin Martin, USA), mais les vols de plus de 200 km sont courants l'été, en montagne comme en plaine (où l'envol se fait au treuil ou remorqué par ULM).


Le rigide

 

 

 


Dans le foisonnement d'idées des années 1970 apparaît aussi un cousin, le rigide.
 Comme en technologie avion, la voile entièrement tenue ne se déforme pas, le rigide est donc dirigé par des gouvernes actionnées par le trapèze, avec les mêmes gestes qu'en delta mais sans effort. 


 




La surface est aussi de 14 m², le poids d'environ 45 kg. Les matériaux tubes et toile des débuts font place aujourd'hui aux composites. Ceci permet d'atteindre plus de 13 m d'envergure et, toujours en partant d'1 km de haut, de planer 18 km (pente 5,6 %), avec des moyennes plutôt vers 60 km/h.

 

 

Certains rigides sont pilotés avec un mini-manche à balai, dans ce cas le pilote peut être collé aux ailes dans un carénage, en général assis/couché sur le dos. Ce type de mini-planeur atteint 25 km dans les mêmes conditions (pente 4 %).