Cycle d'apprentissage du deltaplane
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Même si le pilotage delta est véritablement instinctif, voler n'est pas naturel pour l'homme. Il faut apprendre... et ce n'est pas si long que cela ! Allez hop ! A l'école !(voir la page Ecoles pour trouver une école près de chez vous) J0 : On commence par faire de petites courses d'élan avec l'aile sur les épaules, sur une pente herbeuse. C'est la pente école. Le but est de comprendre ce qui se passe lorsque l'aile commence à voler, et d'apprendre la gestuelle nécessaire pour contrôler l'aile pendant qu'elle plane doucement au-dessus de sa tête. "Tire !... Pousse !! A droite, à gauche..." les matinées de pente école résonnent de ce genre d'instructions données par les moniteurs dans une radio que l'élève entend dans son casque. J+1 : Dès la deuxième matinée de pente école, l'élève aguerri monte un peu plus haut sur la pente, et ses courses d'élan vont maintenant le faire véritablement décoller. Pas très haut ni très longtemps, certes (5 à 15 secondes à quelques centimètres, voire un mètre ou deux du sol), mais suffisamment pour qu'il s'habitue aux sensations de vol et aux gestes basiques du pilotage. Encore deux ou trois matinées comme ça, en passant à des ailes qui volent de mieux en mieux, et l'élève aura pris assez d'aisance dans l'air pour passer à l'étape suivante : les grands vols ! J+ 4 ou 5 : Les premiers grands vols !Entre faire de petits sauts de puces planés sur une pente herbeuse et décoller du sommet de la montagne pour atterrir dans la vallée, il y a un pas... Allons-y progressivement. Avant son premier grand vol, l'élève est généralement emmené par son moniteur en "biplace pédagogique". Un vol à deux sous la même aile dont le but n'est pas la balade touristique, mais de montrer à l'élève, "de l'intérieur", ce qui va véritablement se passer en vol. Comment on s'approche du terrain d'atterrissage, à quoi il ressemble vu d'en haut, à quelle hauteur il faut commencer à s'aligner pour atterrir, etc. C'est aussi l'occasion pour l'élève de tester ses propres réactions, appréhensions et sensations en l'air.
Une longue glissade vers l'atterrissage, au cours de laquelle son moniteur au décollage continuera de lui donner des instructions dans la radio, puis le second moniteur, à l'atterrissage, commencera à le guider pour qu'il se présente correctement, du bon côté et à la bonne hauteur par rapport à l'atterrissage. Là encore, les gestes longuement répétés en pente école viendront par automatisme pour le poser en douceur dans l'herbe, guidé par le moniteur. C'est souvent à ce moment-là qu'on s'écrie : "finalement, c'est pas si compliqué que cela !" Accéder à l'autonomie : le brevet de pilote Il faut en moyenne une trentaine de ce type de grands vols encadrés par un moniteur ou un accompagnateur de club pour que l'élève arrive à l'autonomie qui lui permettra de voler en sécurité sur n'importe quel site de vol libre dans des conditions d'aérologie qu'il aura appris à évaluer, et sur des terrains qu'il saura reconnaître à l'avance. C'est le moment de valider ce niveau par le passage du brevet de pilote. Ce brevet n'est nullement obligatoire pour voler seul, mais il correspond à une étape où le pilote sait où il en est de son apprentissage et qu'il a le niveau pour aller voler avec ses copains et continuer à progresser. |
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